Pour agir contre le développement de cette espèce invasive sur le territoire, qui impacte la biodiversité locale, des actions peuvent être mises en place dès le printemps. 

Installez des pièges

Le piégeage de printemps s’inscrit dans le plan national de lutte contre le frelon à pattes jaunes. Il vise à capturer les fondatrices avant la création des nids
 

Quels pièges installer ? 

Piéger oui, mais pas n’importe comment. 
Afin de ne pas piéger l’ensemble des insectes non ciblés dont certains jouent un rôle primordial pour la biodiversité, il est important de n'utiliser que des pièges sélectifs

Ces derniers comportent : 

  • Des ouvertures pour laisser sortir les plus petites espèces non-ciblées.
  • Deux entrées en forme de cône avec un diamètre spécifique aux fondatrices de frelons.
  • La zone de capture est séparée de l’appât. 

Exemple de piège sélectif

Quand piéger ? 

  • Dès que les températures remontent et qu’il fait +12°C plus de 5 jours consécutifs
  • Jusque fin mai au plus tard, idéalement 8 semaines après les premières captures.


Où installer les pièges ?

  • À proximité d’anciens nids ou de ruchers impactés.
  • À mi-ombre, à côté d’une source de nourriture printanière (fleurs, arbres ou arbustes sources de pollen).
  • À une hauteur d’environ 1.20m – 1.50m du sol.

     

Les idées reçues sur le piégeage

  • Un frelon capturé, c’est un nid en moins

    FAUX – Les frelons en période de colonisation sont très vulnérables. Ils font face à des aléas climatiques ainsi qu’à la prédation et la compétition avec d’autres espèces pouvant entraîner une mortalité naturelle.

  • Piéger les autres insectes n’est rien comparé à ce que consomme un frelon à pattes jaunes.

    FAUX – Surtout pour les insectes qui fondent des colonies (guêpes, frelons européens), s’ils sont tués, des milliers d’insectes qui jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes ne verront jamais le jour.

Identifiez les nids primaires 

Quand commencent-ils à apparaître ? 

À partir du mois de mars, les frelons ayant échappé aux pièges et à leurs congénères construisent les « nids primaires ». On trouve ces nids jusqu’au mois de juin, ensuite les colonies migrent en haut des arbres ou au pied des haies.

À quoi ressemblent-ils ? 

Ils sont ronds et de couleur sable, au début ils sont de la taille d’une balle de ping-pong puis grossissent pour atteindre la taille d’un ballon de basket. 

Identifier et signaler les nids primaires sont essentielles pour les détruire au plus vite. Pensez à indiquer la localisation de vos pièges et nids sur la plateforme dédiée https://vigifrelon.fr/ . Ces informations sont cruciales pour lutter contre la prolifération. 


Où s’installent-ils ? 

On les retrouve dans des endroits abrités tels que les carports, vérandas, cabanons, cabane d’enfants, boîtes aux lettres, nichoirs…

Y a-t-il des nids près de chez moi ?

Afin d’identifier les zones à fortes pressions sur le territoire et d’installer des pièges en conséquence, la carte ci-dessous récence par commune le nombre de nids signalés en 2025.


 

Le saviez-vous ?

Cœur de Flandre agglo finance la destruction des nids qui ont lieu sur le territoire entre le 15 avril et le 30 novembre. Découvrez l’aide !