Ingénierie, innovation, informatique,… des métiers variés et passionnants.
A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, nous vous proposons de découvrir les témoignages de 4 professionnelles aux parcours inspirants.

Léa PIRIOU - Ingénieur qualité

  • Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans votre métier aujourd’hui ?

L'immensité des process, la diversité des sujets, l'apprentissage quotidien. Il y a toujours "de quoi faire".

  • Quel a été le moment ou le déclic qui vous a donné envie de vous engager dans votre domaine scientifique / technique ?

Au lycée j'aimais les systèmes/process complexes : les maths étaient comme un jeu, les sciences de la vie un domaine complexe que je souhaitais approfondir, en licence sciences de la vie je me suis tournée vers la partie industrie agroalimentaire pour la partie process et j'ai choisi de faire une école d'ingénieurs en industrie agroalimentaire, puis j'ai découvert la sidérurgie en dernière année d'école, dans une entreprise connue de ma ville et j'ai été fascinée par les process. 

  • En tant que femme dans un secteur encore peu féminisé, quel défi avez-vous dû dépasser — et qu’est-ce que cela vous a appris ?

En tant que jeune femme dans une industrie masculine le plus grand défi est de ne pas se sous-estimer, ne pas avoir peur de ne pas être à sa place (syndrome de l'imposteur) ou de ne pas être prise au sérieux. J'ai appris que tant que l'on montre de l'intérêt et de la motivation on peut tout faire, et toutes les personnes que je rencontre sont bienveillantes et m'aident à m'améliorer au quotidien.

  • Quel message aimeriez-vous transmettre aux jeunes filles qui hésitent aujourd’hui à s’orienter vers les sciences ou les métiers techniques ?

On se pose des questions mais il ne faut pas se brider, si vous avez envie de vous orienter vers des métiers de sciences ou techniques il faut foncer ! L'industrie cherche des jeunes filles motivées et il y aura toujours des personnes pour vous aider/vous accompagner. Vous ne serez jamais seule.
 

 


 

Alice Delgrange - Enseignante et chercheuse en océanologie

  • Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans votre métier aujourd’hui ?

Ce qui me passionne le plus dans mon métier de chercheuse c'est de contribuer aux avancées actuelles du savoir.De participer à la science qui se fait, se crée sur la compréhension et la connaissance des océans.
Pour compléter, selon mon point de vue, participer à la production des savoirs ne peut pas être déconnecté du fait de rendre ces savoirs accessibles au plus grand nombre. C'est la deuxième partie de mon métier puisque je suis aussi enseignante. Je donne des cours de sciences à des futurs professeurs des écoles qui à leur tour transmettront les connaissances scientifiques à leurs élèves.

  • Quel a été le moment ou le déclic qui vous a donné envie de vous engager dans votre domaine scientifique / technique

Le déclic a été le moment où on m'a fait comprendre que j'avais ma place dans le monde de la recherche, en tant que chercheuse. En fin de licence, sur un sujet qui me passionnait, j'ai effectué mon premier stage en laboratoire de recherche sur proposition d'un de mes enseignants.

  • En tant que femme dans un secteur encore peu féminisé, quel défi avez-vous dû dépasser — et qu’est-ce que cela vous a appris ?

Je n'ai pas l'impression qu'être une femme m'ait imposé certains défis. Les principaux défis étaient de me prouver à moi même que je suis capable. Capable de comprendre les implications d'une étude scientifique, ses origines, ses fondements et de la mener au bout, jusqu'à la publication des résultats pour partager les connaissances avec la communauté scientifique.

  • Quel message aimeriez-vous transmettre aux jeunes filles qui hésitent aujourd’hui à s’orienter vers les sciences ou les métiers techniques ?

Si tu es attirée par les sciences, par le fait de contribuer à la compréhension du fonctionnement de notre planète, ou de notre univers, ne te pose pas de question. Suis ta voie. La science, le savoir n'ont pas de genre.
 

Mihaela Teodorescu Gerardin - Directrice R&D Industrie metallurgique

  • Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans votre métier aujourd’hui ?

Ce qui me passionne réside dans l’alchimie entre science, créativité et relations humaines qui permet, pas à pas, de transformer des défis industriels complexes en solutions durables, à l’échelle nationale et internationale.
 

  • Quel a été le moment ou le déclic qui vous a donné envie de vous engager dans votre domaine scientifique / technique ?

Le premier déclic a été mon Professeur de Mathématique du collège en Roumanie qui a su rendre les Mathématiques intéressantes, accessibles et attrayantes, et m’a donné le goût d’aller dans ce domaine. Le deuxième est celui qui m’a orienté vers le monde des matériaux et de la métallurgie, et je l’ai eu beaucoup plus tard, lors de mon doctorat et post-doctorat au Mines Paris-PSL. J’ai découvert non seulement un monde technique riche et captivant, mais également une « beauté intérieure » des matériaux qui a attiré également mon esprit d’artiste.
 

  • En tant que femme dans un secteur encore peu féminisé, quel défi avez-vous dû dépasser — et qu’est-ce que cela vous a appris ?

J’ai en effet évolué dans des milieux plutôt « masculins » et cela demande assez souvent de l’énergie et de force de caractère, afin de se faire vraiment écouter, accepter ou de faire accepter son point de vue.
Mais cela vaut la peine ! La vraie richesse vient de notre diversité, de nos visions et approches complémentaires et c’est cela qui permet d’avancer. En mettant nos forces en commun, nous élargissons le champ des possibles et c’est toute la différence !  

  • Quel message aimeriez-vous transmettre aux jeunes filles qui hésitent aujourd’hui à s’orienter vers les sciences ou les métiers techniques ?

J’encourage vivement les jeunes filles et les jeunes femmes à laisser de côté les idées reçues et les croyances limitantes et à intégrer ces milieux, qui ouvrent la porte vers une grande variété de domaines d’activités et de multiples possibilités de carrière professionnelle. Elles pourront s’y épanouir et aussi agrandir la voie pour de nouvelles générations de femmes dans les domaines des Sciences, Technologie, Ingénierie et Mathématiques.
 

Coline Vierlinck - Responsable Bureau d'Etudes

  • Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans votre métier aujourd’hui ?

Ce que je préfère dans mon métier, c’est d’avoir du sens. Le travail que j’effectue a des effets rapides dans le processus de fabrication chez Delecroix. Entre le bureau d’étude et la fabrication, il n’y a qu’une porte que je franchis au quotidien. Voir dans l’usine les machines se fabriquer, faciliter et fluidifier le processus de fabrication est ce qui me donne envie de continuer mon travail.

  • Quel a été le moment ou le déclic qui vous a donné envie de vous engager dans votre domaine scientifique / technique ?

Pas de déclic particulier, toujours eu une tendance à aimer la technique, comprendre ce qui se passe, comment cela fonctionne. Faire des montages électriques et voir une lumière s’allumer avec les pinces crocodiles m’a toujours beaucoup plus intéressée que d’apprendre l’histoire qui était passée et qui ne changerait donc plus.

  • Quel message aimeriez-vous transmettre aux jeunes filles qui hésitent aujourd’hui à s’orienter vers les sciences ou les métiers techniques ? 

Le message serait qu’il ne faut surtout pas se freiner à cause du peu de femmes dans le secteur, le plus important c’est de choisir ce que l’on veut faire et ce que l’on aime technique ou non d’ailleurs. Ce n’est pas la présence de femme qui va nous faire nous sentir mieux si le métier choisi ne nous plait pas.
 

Agir en faveur de la mixité dans les filières scientifiques

Toutes ces professionnelles ont participé au temps fort « Sciences & Filles », qui a eu lieu vendredi 6 mars 2026.


L’objectif ? Donner envie aux élèves de primaires, collèges et lycées de se lancer dans des parcours scientifiques, en découvrant la diversité des métiers des sciences et des technologies. 
Tout au long de la journée, plus de 300 jeunes ont pu échanger avec des femmes scientifiques inspirantes : discussions sur les parcours, conseils d’orientation, découverte des métiers ou encore expériences scientifiques… Un moment privilégié pour encourager la nouvelle génération à oser les sciences.

Pour clôturer cette journée, trois tables rondes gratuites et ouvertes au grand public ont été proposées :

  • « Sciences au féminin : briser les stéréotypes, construire l’avenir »
  • « École de l’égalité : comment l’Éducation nationale peut-elle transformer les mentalités ? »
  • « Entreprises et mixité : l’innovation passe-t-elle par l’égalité ? »

 

Ce temps fort a été co-organisé par Cœur de Flandre agglo et l’Éducation nationale, dans le cadre de leur charte partenariale. Avec la participation du CMQ Industrie et transitions numérique HDF et du CMQ Approvisionnement, valorisation et commercialisation des produits aquatiques.